Contribution des savoirs et savoirs faires traditionnels pour la batir les villes et villages conviviaux en Afrique : contexte du Burkina Faso

La dégradation de l'environnement et la gestion irrationnelle des ressources dans les pays d'Afrique sub-sahéliens tel que le Burkina Faso, va croissant au cours de cette dernière décennie, et est susceptible de s'intensifier dans les années avenir si l'on ne prend soin. Elle est causée d'une part par la croissance démographique (l'exode rural), et les modes irresponsables de consommation et de production des populations dans les centres urbains, et d'autres part , par la mauvaise gestion du capital foncier et forestier dans les villages ou en milieu rural.

En reconnaissant le besoin urgent d'agir pour infléchir la tendance, l'éducation relative à l'environnement est envisagée comme étant l'alternative sine qua non pour doter aux populations un comportement responsable vis-à-vis de l'environnement. Cette éducation ne peut véritablement atteindre son objectif que si les savoirs et savoirs faire traditionnels y sont fortement intégrés en ville comme au village, car les populations restent attachés à leurs valeurs traditionnelles qui d'ailleurs varient d'un peuple à l'autre.

Ainsi, le renforcement des capacités des autorités coutumières et la capitalisation de ces savoirs et savoirs faire est de nécessité, pour enrichir les thèmes de l'éducation relative à l'environnement dans le but de permettre à cette éducation de toucher les populations tant en milieux urbains que rural.